Plus rien ne vous fait ni chaud ni froid : l’Églantier (Wild Rose)
Vanessa Plenert
Ni triste ni heureuse. La vie passe, et on la regarde passer en disant que c’est comme ça.
On te demande ce que tu veux manger. Tu réponds « comme tu veux ». On te propose un week-end. Tu dis « si tu veux ». Ce n’est pas de la gentillesse : tu n’as pas d’avis, et ça ne te manque pas.
Le plus déroutant, c’est que rien ne va mal. Tu ne pleures pas, tu ne te plains pas, tu fonctionnes très correctement — simplement, plus rien n’a de relief. C’est l’état que le Dr Bach associait à l’Églantier.
Wild Rose est la fleur de la résignation installée. Celle qui a cessé d’attendre quoi que ce soit de la vie, sans drame et sans révolte, et qui appelle ça du réalisme.
Elle ne remonte pas le moral. Elle redonne la capacité de vouloir quelque chose.
La plante et ce qu’elle raconte
Rosa canina, l’églantier, est le rosier sauvage de nos haies. C’est l’ancêtre de toutes les roses de jardin : chaque rosier cultivé descend, de près ou de loin, de cette fleur simple à cinq pétales rose pâle qui pousse toute seule dans les talus.
Et il fait quelque chose que les roses de jardin ne font plus. Ses fruits, les cynorrhodons, restent accrochés aux branches tout l’hiver, rouges sur le bois nu, et contiennent beaucoup plus de vitamine C qu’un agrume. De quoi nourrir les oiseaux quand il n’y a plus rien d’autre.
La fleur la plus ordinaire du bord de route, celle qu’on ne regarde pas, et qui garde pourtant de quoi tenir l’hiver : c’est exactement ce dont il est question ici. Le Dr Bach l’a ajoutée en 1935 et la préparait par ébullition.

Ce qu’elle accompagne
Toujours la même absence : celle de l’envie.
Le profil Églantier
Elle est facile à vivre. Trop, peut-être. Elle ne demande rien, ne s’oppose à rien, s’adapte à tout — et son entourage met souvent des années à comprendre que ce n’est pas de la souplesse, c’est une absence.
Ce qui la distingue des autres états tristes, c’est l’absence de souffrance apparente. Elle ne se plaint pas, elle ne pleure pas. Elle a simplement rangé l’idée que les choses pourraient être autrement, et cette résignation est tellement ancienne qu’elle lui paraît être du bon sens.
Ce que la fleur vise n’est pas l’enthousiasme. C’est beaucoup plus simple et beaucoup plus difficile : retrouver une préférence. Vouloir ce plat plutôt que l’autre, ce week-end plutôt qu’aucun.
Elle ne dit pas que la vie est dure. Elle dit que c’est comme ça — et c’est bien plus difficile à déloger.
Wild Rose ou une autre fleur ?
Quatre façons de ne plus avoir d’élan.
Avec quelles fleurs l’associer
Comment la prendre
En flacon prêt à l’emploi : quatre gouttes, quatre fois par jour, sous la langue ou diluées dans un verre d’eau.
Sur le moment
Une prise quand une question se pose et qu’on s’apprête à répondre « comme tu veux ». C’est là que la fleur a quelque chose à faire.
En cure
Quatre prises par jour pendant trois mois. C’est un état lent, souvent installé depuis des années, et les premiers signes sont très discrets. La chronologie est ici.
Ce que Vanessa entend le plus souvent : une préférence qui revient. Le choix d’un restaurant, l’envie de voir quelqu’un. Minuscule vu de l’extérieur, considérable pour la personne concernée.
Une limite à connaître, et elle est importante. La perte d’intérêt pour ce qu’on aimait porte un nom en médecine, et c’est l’un des deux signes majeurs de la dépression. Si elle dure depuis plus de deux semaines, s’accompagne d’un sommeil ou d’un appétit modifiés, d’une fatigue permanente ou d’idées noires, c’est un médecin qu’il faut voir. La dépression se diagnostique et se traite très bien. En cas de détresse, le 3114 répond gratuitement, 24 h sur 24.
Questions fréquentes
Elle accompagne la résignation installée : ne plus rien attendre, n’avoir d’avis sur rien, trouver que c’est comme ça. Elle vise le retour de la préférence et de l’envie.
L’Ajonc souffre encore de ne plus y croire et accepte qu’on insiste. L’Églantier ne souffre plus — ce qui rend l’état bien plus difficile à repérer.
L’Olivier, c’est une vraie fatigue : l’envie est là, les forces manquent. Avec l’Églantier, les forces sont là et c’est l’envie qui manque.
Elle est facile à vivre, ne demande rien, s’adapte à tout, répond « comme tu veux ». L’entourage met souvent des années à comprendre que c’est une absence, pas de la souplesse.
Quatre gouttes quatre fois par jour, avec une prise au moment où l’on s’apprête à dire « comme tu veux ». En cure, compte trois mois.
La perte d’intérêt pour ce qu’on aimait est l’un des deux signes majeurs de la dépression. Au-delà de deux semaines, avec sommeil ou appétit modifiés, il faut consulter.
Elle n’est pas dans nos flacons
L’Églantier n’entre dans aucune de nos huit synergies. Sa voisine la plus proche est notre synergie Tristesse et déprime, qui réunit la Moutarde, la Gentiane, le Charme, l’Olivier et le Saule — les cinq fleurs de l’élan qui retombe.
Si c’est bien l’Églantier que tu reconnais, il existe en élixir unitaire chez la plupart des laboratoires, et il s’associe très bien à notre flacon.
Découvrir la synergie TristesseAutres fiches fleurs : l’Ajonc (Gorse), la Moutarde (Mustard) et l’Olivier (Olive). Et pour les 38 fleurs : le guide complet.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un avis médical. Les fleurs de Bach ne traitent aucune pathologie et ne remplacent ni un traitement prescrit ni un accompagnement psychologique. Une perte d’intérêt durable pour ce que l’on aimait justifie l’avis d’un professionnel de santé.