L’Olivier (Olive) : la fleur de Bach de l’épuisement total
Vanessa Plenert
Pour l’après : quand l’épreuve est passée, et qu’il ne reste plus rien dans le réservoir.
Tu as tenu pendant les six mois d’hospitalisation de ta mère. Ou pendant les nuits hachées d’un bébé qui ne dormait pas. Ou pendant une période au travail où tout reposait sur toi.
C’est fini, maintenant. Et c’est maintenant que tu t’effondres. Une fatigue que la nuit ne répare plus, au point de renoncer à ce qui te faisait plaisir. C’est l’état que le Dr Bach associait à l’Olivier.
Olive est la fleur de l’épuisement complet, du corps et de l’esprit, après un effort qui a duré trop longtemps.
Elle ne remplace ni le repos ni les soins. Elle accompagne le moment où l’on n’a plus de réserve, et celui où l’élan revient.
L’arbre et ce qu’il raconte
Olea europaea pousse là où d’autres renoncent : sols pauvres, cailloux, sécheresse d’été. Il porte de minuscules fleurs blanches au printemps, discrètes au point qu’on les remarque à peine.
C’est un arbre qui repart toujours. Coupé, gelé ou brûlé, il rejette depuis sa souche, et certains sujets vivent des siècles.
Le Dr Bach est allé le chercher hors d’Angleterre, en Suisse, et le préparait par solarisation : les fleurs macèrent au soleil dans l’eau d’une source.

Ce qu’elle accompagne
Le point commun : l’effort a été long, et le réservoir est vide.
Le profil Olivier
Il n’y a pas vraiment de tempérament Olivier. Il y a des personnes qui ont donné longtemps, et dont le corps présente la facture.
Ce qui frappe, c’est la qualité particulière de cette fatigue : elle est physique et mentale à la fois. Parler demande un effort. Choisir un film demande un effort. Même ce qui fait plaisir d’ordinaire semble hors de portée, non par tristesse, mais faute de carburant.
Beaucoup d’entre elles s’en veulent, d’ailleurs : elles ont tenu quand il le fallait, et elles s’effondrent une fois le pire passé. C’est pourtant le déroulement le plus habituel : le corps attend d’être en sécurité pour lâcher.
On ne s’écroule pas pendant la tempête. On s’écroule quand le vent tombe.
Olive ou une autre fleur ?
Quatre fatigues qui n’ont rien à voir. La question qui les sépare : d’où vient cette fatigue ?
Avec quelles fleurs l’associer
L’épuisement arrive rarement seul, surtout quand il dure.
Comment la prendre
En flacon prêt à l’emploi : quatre gouttes, quatre fois par jour, sous la langue ou diluées dans un verre d’eau.
Aux moments durs
Une prise au réveil, une avant le déjeuner, une en milieu d’après-midi quand la journée pèse le plus, et une au coucher.
En cure
Quatre prises par jour pendant trois mois en moyenne, après une période longue. La chronologie des effets est ici.
Ce que Vanessa entend le plus souvent : l’envie revient avant l’énergie. On se surprend à vouloir appeler une amie, sortir marcher, reprendre un livre, avant même d’être vraiment reposée.
Une limite importante. Une fatigue qui dure des semaines mérite un avis médical avant toute autre chose : anémie, thyroïde, carences, apnées du sommeil, dépression, il existe des causes qui se traitent et qui se dépistent. Une fleur de Bach ne remplace jamais ce bilan. Si la fatigue s’accompagne d’une tristesse persistante ou d’idées noires, parles-en sans attendre à ton médecin ; le 3114 répond gratuitement, 24 h sur 24.
Questions fréquentes
Elle accompagne l’épuisement complet, du corps et de l’esprit, après un effort qui a duré longtemps : maladie, rôle d’aidant, nuits hachées, période de travail intense. Elle accompagne le moment où l’élan revient, sans remplacer le repos.
Hornbeam, c’est la fatigue ressentie avant l’effort, celle du lundi matin, qui passe souvent une fois qu’on est lancée. Olive vient après un effort long, et elle ne passe pas avec l’action.
Tout dépend de la fatigue : Olive pour l’épuisement d’après-effort, Charme pour la fatigue du matin, Orme quand la responsabilité nous dépasse, Chêne pour celles qui continuent malgré tout. Une fatigue durable demande d’abord un avis médical.
Quatre gouttes quatre fois par jour, pures ou diluées, avec une prise au réveil et une au moment le plus difficile de la journée. En cure, compte trois mois en moyenne.
Oui, après une longue maladie, une hospitalisation ou un trimestre éprouvant, quand l’enfant est apathique. Toujours diluée dans un peu d’eau. Âges et dosages ici.
Non. Une fatigue qui dure des semaines doit être explorée par un médecin : anémie, thyroïde, carences, troubles du sommeil et dépression se dépistent et se traitent.
Elle est dans deux de nos flacons
L’Olivier entre dans la composition des synergies Déprime et Ménopause : deux moments où la fatigue de fond change la couleur de tout le reste.
Plusieurs fleurs dans un flacon plutôt qu’une seule, parce qu’un épuisement installé s’accompagne presque toujours de pensées qui tournent, d’un moral en baisse ou d’une confiance abîmée.
Découvrir la synergie DéprimeÀ lire aussi : le burn-out parental, et les fiches Noyer (Walnut), Mélèze (Larch) et Marronnier blanc (White Chestnut). Et pour les 38 fleurs : le guide complet.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un avis médical. Les fleurs de Bach ne traitent aucune pathologie et ne remplacent ni un bilan, ni un traitement prescrit, ni du repos. Une fatigue qui dure plusieurs semaines doit être explorée par un professionnel de santé.