Coup de mou d’automne : pourquoi octobre pèse, et comment s’y préparer
Vanessa Plenert
Ce n’est pas dans la tête, et ce n’est pas de la paresse. C’est une heure de lumière en moins chaque semaine.
Le réveil sonne, il fait nuit. Le trajet se fait dans le gris. On rentre, il fait nuit à nouveau. Et sans qu’aucune mauvaise nouvelle ne soit arrivée, tout semble peser trois kilos de plus.
Chaque année, la même chose, entre la fin septembre et la mi-novembre. Ce n’est pas une invention : la quantité de lumière qui atteint nos yeux le matin chute vite à cette période, et l’organisme met du temps à s’y remettre. Voici ce qui se passe, ce qui aide vraiment, et où se situent les fleurs de Bach là-dedans.
Le coup de mou d’automne n’est pas un manque de volonté, c’est un décalage d’horloge. On peut l’accompagner : par la lumière du matin d’abord, par le rythme ensuite, et par le versant émotionnel enfin.
Ce que la lumière fait à l’horloge interne
Notre organisme règle son horloge sur la lumière reçue au réveil. C’est elle qui donne le signal du jour, qui cale l’heure à laquelle l’endormissement arrivera le soir, et qui rythme l’énergie de la journée.
En octobre, ce signal du matin s’affaiblit brutalement. Le jour se lève plus tard que le réveil, la luminosité extérieure passe de plusieurs dizaines de milliers de lux en plein été à quelques centaines sous un ciel couvert, et l’éclairage d’un bureau ne compense pas : nos ampoules sont faites pour voir, pas pour donner l’heure au corps.
Résultat : on se lève avec l’impression de ne pas avoir fini sa nuit, on traîne une fatigue qui ne cède pas à la grasse matinée, et l’envie de sucre revient en fin d’après-midi.

Coup de mou ou dépression saisonnière ?
La différence n’est pas d’intensité, elle est de durée et de retentissement.
Les trois leviers qui changent quelque chose
Dans l’ordre d’efficacité, et ce n’est pas celui auquel on pense.
La lumière du matin
Vingt minutes dehors dans les deux heures qui suivent le réveil, même sous un ciel couvert : c’est dix à cinquante fois plus de lumière qu’en intérieur. Le café sur le pas de la porte compte.
La régularité
Se lever à la même heure les week-ends aussi. L’organisme se recale sur des horaires stables bien plus vite que sur de la bonne volonté.
Le troisième levier est le mouvement, et il n’a pas besoin d’être sportif : marcher vingt minutes en pleine lumière cumule les deux premiers points d’un seul geste. Sur le plan nutritionnel, la vigilance classique de la saison porte sur la vitamine D, dont le statut baisse faute de soleil — c’est une question à poser à votre médecin, qui peut la doser. Nos repères sur les compléments d’automne.
Les quatre fleurs de l’automne
Elles n’allument pas le soleil. Elles accompagnent ce que son absence remue.
Quatre gouttes, quatre fois par jour, pendant la période sombre. Beaucoup de personnes prennent leur flacon de fin octobre à début mars, puis s’arrêtent sans rien : il n’y a ni accoutumance, ni sevrage. Notre article sur la déprime détaille les fleurs du découragement installé.
L’automne ne demande pas qu’on lutte. Il demande qu’on avance d’un cran l’heure du coucher et qu’on sorte avant le café.
Où s’arrête l’accompagnement. Une tristesse quotidienne qui dure plus de deux semaines, une perte de goût pour tout, un sommeil ou un appétit franchement perturbés, et à plus forte raison des idées noires relèvent d’un médecin : la dépression saisonnière se diagnostique et se traite, et aucune fleur de Bach ne s’y substitue. En cas de détresse, le 3114 répond gratuitement, 24 h sur 24.
Questions fréquentes
Parce que la lumière reçue le matin chute fortement à cette période, et que c’est elle qui cale l’horloge interne. Le corps met plusieurs semaines à s’adapter, avec une fatigue au lever et une baisse d’élan.
La tradition associe la Moutarde à la tristesse qui tombe sans cause, le Charme à la fatigue d’avance, l’Olivier à l’épuisement et la Gentiane au découragement. Elles accompagnent le vécu émotionnel sans traiter une dépression.
C’est la durée qui tranche. Quelques jours de baisse d’élan sont banals. Une tristesse quotidienne au-delà de deux semaines, avec perte d’intérêt et sommeil ou appétit modifiés, demande un avis médical.
Sortir vingt minutes à la lumière du jour dans les deux heures suivant le réveil, garder des heures de lever régulières le week-end aussi, et bouger un peu chaque jour. La vitamine D est une question à poser à son médecin.
Dès la fin septembre, avant le changement d’heure, plutôt qu’une fois la baisse installée.
Non. La luminothérapie est utilisée en médecine dans la dépression saisonnière et relève d’un avis médical. Les fleurs de Bach accompagnent le vécu émotionnel, en complément.
Quatre des cinq fleurs sont dans le même flacon
Notre synergie Tristesse et déprime réunit la Moutarde, le Charme, l’Olivier et la Gentiane — exactement les quatre fleurs décrites plus haut — auxquelles s’ajoute le Saule, pour l’amertume qui s’installe quand la période dure.
Un flacon couvre trois à quatre semaines. Beaucoup de nos clientes en prennent un à l’entrée de l’hiver et un autre en janvier, le mois où la lumière manque le plus.
Découvrir la synergie TristesseÀ lire aussi : fleurs de Bach et déprime, la fiche de l’Olivier et le guide des 38 fleurs.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un avis médical. Les fleurs de Bach ne traitent aucune pathologie et ne remplacent ni un traitement prescrit ni un suivi psychologique. La dépression saisonnière est un diagnostic médical : une tristesse persistante, une perte d’intérêt durable ou des idées noires justifient une consultation.