Traverser un deuil : les fleurs de Bach qui accompagnent le chagrin
Vanessa Plenert
Les semaines où tout le monde a repris sa vie, sauf vous. Celles dont personne ne parle.
Les obsèques sont passées. Les fleurs ont fané, les messages se sont espacés, et la maison est redevenue silencieuse. On te demande moins souvent comment tu vas.
C’est maintenant que ça commence, et personne ne l’avait dit. Le plus dur dans un deuil n’est presque jamais la première semaine : c’est le troisième mois, quand le monde a repris son cours et que toi, non.
Aucune fleur de Bach n’abrège un deuil, et il ne faudrait pas. Le chagrin n’est pas un symptôme à faire taire : c’est ce que fait l’amour quand il n’a plus où se poser.
Ce qu’elles accompagnent, c’est la traversée. Pas la destination, pas la vitesse.
Les quatre temps du chagrin
Ils ne se suivent pas dans l’ordre, ils reviennent, et ils se mélangent. Repère celui qui occupe le plus de place en ce moment.
La plupart des personnes se reconnaissent dans trois ou quatre lignes à la fois, et pas les mêmes d’une semaine à l’autre. C’est normal : on associe les fleurs correspondantes, jusqu’à six ou sept dans un flacon, et on ajuste en cours de route.
Ce que les fleurs ne feront pas
Autant être nette, parce que c’est un sujet où les promesses sont indécentes.
Elles ne raccourcissent pas le deuil. Il n’existe pas de durée normale, et quiconque vous donne un délai se trompe. Un deuil ne se termine pas : il change de forme.
Elles ne remplacent personne. Ce qui aide le plus, dans toutes les études sur le sujet, c’est d’être entourée et de pouvoir parler. Un flacon ne fait pas ça.
Et elles ne sont pas un traitement. Les essais cliniques sur les fleurs de Bach n’ont pas montré d’effet supérieur au placebo, nous le disons partout sur ce site. Ce qui est rapporté, en revanche, c’est un rituel : quatre fois par jour, on s’arrête trente secondes et on prend acte de ce qu’on ressent. Dans une période où tout le monde vous demande d’aller mieux, ce n’est pas rien.
Le chagrin n’est pas un problème à résoudre. C’est le prix de ce qui a compté.
Comment les prendre
Quatre gouttes, quatre fois par jour, sous la langue ou diluées dans un verre d’eau. Dès 8 ans pour un enfant, toujours diluées.
En usage rapproché
Dans les heures qui suivent l’annonce ou pendant les obsèques, on peut rapprocher les prises toutes les quinze minutes. Le mélange de secours, le Rescue, contient d’ailleurs l’Ornithogale.
En cure
Plusieurs mois, sans limite de durée et sans accoutumance. Beaucoup de personnes changent de mélange au bout de six à huit semaines, parce que ce qui domine a changé.
Et pour les dates difficiles — anniversaire, Noël, premier printemps sans lui — prévois le flacon à l’avance. Ces jours-là se préparent, ils ne s’improvisent pas.
Ce qui aide vraiment, en plus
Quand le deuil demande de l’aide. Au-delà de plusieurs mois, si rien ne bouge du tout, si vous ne parvenez pas à reprendre une vie quotidienne, si la culpabilité ou le sentiment d’absurdité envahissent tout, ou si des idées noires apparaissent, il s’agit peut-être d’un deuil compliqué. Ce n’est pas un échec : c’est une situation connue, reconnue, et qu’un psychologue sait accompagner. Parlez-en à votre médecin. En cas de détresse, le 3114 répond gratuitement, 24 h sur 24, tous les jours.
Questions fréquentes
L’Ornithogale pour le choc, le Châtaignier pour les nuits sans issue, le Chèvrefeuille quand le passé retient, le Noyer pour entrer dans l’après, le Pin quand la culpabilité domine.
Non, et ce ne serait pas souhaitable. Elles accompagnent la traversée. Il n’existe pas de durée normale : un deuil ne se termine pas, il change de forme.
Le Pin sylvestre est la fleur de la culpabilité. Les « j’aurais dû » sont très fréquents après un décès, et rarement justifiés.
Dès 8 ans, toujours dilué. Chez un enfant, un deuil demande surtout des mots adaptés à son âge et, si besoin, l’aide d’un professionnel. Âges et dosages ici.
Sans limite de durée et sans accoutumance. Beaucoup changent de mélange au bout de six à huit semaines, parce que ce qui domine a changé.
Si après plusieurs mois rien ne bouge, si le quotidien reste impossible, si la culpabilité envahit tout ou si des idées noires apparaissent. On parle de deuil compliqué, et ça s’accompagne.
Ce que nous proposons, et ce que nous ne proposons pas
Nous n’avons pas de synergie « deuil », et nous n’en ferons pas : ce serait vendre quelque chose sur un moment qui ne se traite pas en flacon.
Pour la part la plus lourde de la traversée, celle du moral qui s’effondre et de l’élan qui ne revient pas, notre synergie Tristesse et déprime réunit la Moutarde, la Gentiane, le Charme, l’Olivier et le Saule. Pour le reste, les fleurs citées plus haut existent en élixirs unitaires.
Découvrir la synergie TristesseÀ lire aussi : la fiche de l’Ornithogale, celle du Châtaignier, les fleurs du choc émotionnel et le guide des 38 fleurs.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un avis médical. Les fleurs de Bach ne traitent aucune pathologie et ne remplacent ni un traitement prescrit ni un accompagnement psychologique. Un deuil qui ne se déplace pas, une incapacité durable à reprendre le quotidien ou des idées noires justifient l’avis d’un professionnel de santé ; le 3114 répond gratuitement, 24 h sur 24.