Fleurs de Bach et colère : six colères différentes, six fleurs différentes
Vanessa Plenert
Crier puis s’en vouloir, ruminer pendant trois jours, exploser pour un verre renversé : ce ne sont pas les mêmes colères.
Dix-neuf heures. Le verre d’eau se renverse sur les devoirs. Tu hurles. Trois secondes plus tard, tu voudrais rembobiner.
Ce n’est pas le verre. Ce n’est jamais le verre. La colère qui sort est presque toujours la dernière d’une pile, et c’est pour ça qu’elle paraît disproportionnée à tout le monde, y compris à toi. Le Dr Bach avait repéré six façons très différentes de se mettre en colère — et il leur a donné six fleurs.
Aucune fleur de Bach n’éteint la colère, et c’est tant mieux : la colère est une information. Ce qu’elles accompagnent, c’est le délai entre ce qui monte et ce qui sort.
Les six colères
Celle qui te correspond n’est pas la plus spectaculaire, c’est celle dont le mécanisme te parle.
Il existe une septième colère, plus discrète : celle de la Chicorée, qui donne beaucoup et se fâche de n’être pas payée en retour. Elle se formule rarement en cris, plutôt en reproches.
La colère des parents n’est pas un défaut de caractère
Parlons de celle dont personne ne parle. Crier sur ses enfants, s’entendre crier, détester le son de sa propre voix — c’est l’un des sujets qui reviennent le plus souvent dans nos messages, et presque toujours avec de la honte.
Elle a pourtant une mécanique très simple. Elle arrive en fin de journée, quand la réserve est vide, chez quelqu’un qui s’est contenu depuis sept heures du matin. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est un réservoir à sec. Et les deux fleurs qui reviennent le plus ici sont le Prunier, pour la peur de déraper, et l’Impatiente, pour le « dépêche-toi » qui sort quinze fois par matin.
Si la fatigue est devenue le fond du décor plutôt qu’un épisode, c’est autre chose qui se joue : l’épuisement parental, c’est ici.
On ne crie pas parce qu’on aime moins. On crie parce qu’il ne reste plus rien entre l’émotion et la bouche.
Et la colère de l’enfant ?
Les mêmes fleurs, mais pas les mêmes déclencheurs.
Quand ça explose
Le crayon perdu, le « non » refusé, la frustration qui devient une tempête en trois secondes. Le Prunier accompagne ces débordements, et l’Impatiente ce qui ne va pas assez vite.
Quand ça revient tous les soirs
Chez un enfant qui s’est contenu toute la journée en classe, la soirée paie la facture. Notre page sur le TDAH et le cas des devoirs détaillent ce mécanisme.
Dans tous les cas, la prise se fait avant le moment à risque — au goûter plutôt qu’au milieu de la crise. Quand la tempête est lancée, ce n’est plus le moment des gouttes, c’est le moment de se taire et d’attendre.
Comment la prendre
Quatre gouttes, quatre fois par jour, sous la langue ou diluées dans un verre d’eau. Dès 8 ans pour un enfant, toujours diluées.
Où s’arrête l’accompagnement. Une colère qui fait peur, des gestes ou des paroles qu’on regrette durablement, une violence envers soi ou envers quelqu’un d’autre ne relèvent pas d’une fleur de Bach : un médecin ou un psychologue est le bon interlocuteur, et ces situations se prennent en charge. Si vous craignez de perdre le contrôle avec votre enfant, le 119 et le 3919 répondent gratuitement — et appeler n’est pas un aveu, c’est une protection.
Questions fréquentes
Le Houx est la fleur de référence pour la colère née d’une blessure. Le Prunier correspond à l’explosion et à la peur de perdre le contrôle, l’Impatiente à l’agacement devant la lenteur, la Verveine à l’indignation, le Saule à la rancune froide et le Hêtre à l’intolérance.
La tradition oriente surtout vers le Prunier, pour la peur de déraper, et l’Impatiente, pour l’agacement devant la lenteur. Ces colères arrivent en fin de journée, quand la réserve est vide.
Non, et ce n’est pas le but. Ce qui est rapporté, c’est un délai qui réapparaît entre ce qui monte et ce qui sort. La colère reste, elle cesse d’être immédiate.
Le Houx, c’est la colère dirigée contre quelqu’un, née d’une blessure. Le Prunier, c’est la peur de perdre le contrôle et l’explosion elle-même, quel qu’en soit le motif.
Avant le moment à risque, par exemple au goûter, plutôt qu’au milieu de la crise. Quatre gouttes diluées, dès 8 ans. Âges et dosages ici.
Six à huit semaines en moyenne. Pour une rancune ancienne, de type Saule, compte plusieurs mois.
Deux flacons, selon qui se met en colère
Pour l’adulte, notre synergie Anti-stress contient l’Impatiente et la Verveine, les deux fleurs de l’agacement et du trop-plein, avec le Chêne du battant qui ne s’arrête jamais.
Pour l’enfant, « Focus et Calme » réunit le Prunier, l’Impatiente et la Verveine — soit trois des six colères décrites plus haut — dans un flacon pensé pour les soirées qui s’électrisent.
Découvrir la synergie Anti-stressÀ lire aussi : la fiche du Prunier, celle de l’Impatiente, l’épuisement parental et le guide des 38 fleurs.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un avis médical. Les fleurs de Bach ne traitent aucune pathologie et ne remplacent ni un traitement prescrit ni un accompagnement psychologique. Une colère incontrôlable ou des gestes violents justifient l’avis immédiat d’un professionnel de santé.