Pour celles qui donnent beaucoup, attendent un peu en retour, et ont du mal à laisser partir.
« Après tout ce que j'ai fait pour toi. » La phrase ne sort pas toujours à voix haute. Mais elle est là, quelque part, quand le message reste sans réponse. Quand les enfants ne rappellent pas. Quand personne ne remarque tout ce que tu tiens à bras-le-corps.
Ce n'est pas de l'égoïsme. C'est même souvent l'inverse : un immense besoin de prendre soin. Simplement, cet amour a pris l'habitude d'attendre quelque chose en retour. C'est l'état que le Dr Bach associait à Chicory.
Chicory est la fleur de l'amour qui retient. Celui qui donne beaucoup, mais attend en retour de la présence, de la reconnaissance, de la proximité.
Elle ne rend pas moins aimante. Elle aide l'amour à redevenir un don, sans condition et sans comptabilité. C'est son versant positif : aimer et laisser l'autre libre.
La plante et ce qu'elle raconte
Cichorium intybus est la chicorée sauvage. Elle borde les chemins et les talus, avec des fleurs d'un bleu lumineux qui s'ouvrent le matin et se referment dès le début d'après-midi.
Elle s'installe dans les sols pauvres, portée par une longue racine pivot qui va chercher loin ce dont elle a besoin. Une plante généreuse en fleurs, et très solidement accrochée à sa place. L'image parle d'elle-même.
Elle fait partie des douze premières fleurs identifiées par Bach, celles qu'il appelait les « guérisseurs » : elles décrivent un tempérament de fond plutôt qu'un état passager.

Chicory positif, Chicory négatif
Le même élan, vécu de deux façons.
L'amour qui compte
Tu donnes, tu organises, tu anticipes les besoins de tout le monde. Et quand ce n'est pas vu, ça blesse. Tu te sens délaissée, parfois tu le fais sentir. Laisser l'autre prendre de la distance est une épreuve.
« Personne ne se rend compte de ce que je fais. »
L'amour qui laisse libre
Tu continues de donner, mais sans attendre de retour. La présence des autres te réjouit sans que leur absence te vide. Tu prends soin, y compris de toi.
« Je suis là, et tu es libre. »
Le profil Chicorée
La tradition décrit un tempérament très reconnaissable, et souvent profondément attachant.
La personne Chicorée est le pilier de la famille. Elle se souvient des anniversaires, prépare les repas, sait qui va mal avant que ça se voie. Son foyer est chaleureux, sa porte ouverte. Elle aime qu'on ait besoin d'elle.
Le revers arrive quand ce besoin devient une condition. Elle se vexe si on ne la consulte pas. Elle vit mal le départ des enfants, les nouvelles amitiés de son conjoint, les choix qu'on fait sans elle. Parfois, elle s'apitoie : « de toute façon, je ne compte pas ». Rien de calculé là-dedans. C'est une peur de perdre sa place.
Aimer quelqu'un, c'est aussi accepter qu'il n'ait pas besoin de nous tout le temps.
Chicory ou une autre fleur ?
Trois voisines avec lesquelles on la confond souvent.
Dans quelles situations
Avec quelles fleurs l'associer
Chicory travaille rarement seule.
Comment la prendre
Comme toutes les fleurs de Bach : quatre gouttes, quatre fois par jour, sous la langue ou diluées dans un verre d'eau. Chicory décrit un tempérament plus qu'un moment : on la prend donc plutôt en cure, sur 3 mois en moyenne.
Les changements sont discrets. Un message sans réponse qui pique moins longtemps, un « amuse-toi bien » qui sort sans arrière-pensée. La chronologie des effets, semaine par semaine, est ici, et le mode d'emploi complet ici.

Une limite à connaître. Une dépendance affective qui fait souffrir, une relation où l'on se sent pris au piège, une solitude qui tourne à la détresse : cela mérite l'accompagnement d'un professionnel. Chicory peut accompagner ce chemin, elle ne le remplace pas.
Questions fréquentes
Elle accompagne l'amour possessif : donner beaucoup en attendant un retour, avoir du mal à laisser partir, se sentir délaissée quand ce qu'on fait n'est pas reconnu. Elle renforce l'amour qui laisse libre.
Un amour généreux et désintéressé : prendre soin sans rien attendre, se réjouir de la présence des autres sans souffrir de leur absence.
Les deux ont besoin de présence. Heather (Bruyère) parle surtout d'elle ; Chicory est tournée vers les autres et s'en occupe pour les garder près d'elle.
Oui, pour l'enfant qui réclame de l'attention en permanence, vit mal la séparation ou l'arrivée d'un petit frère. Âges et dosages ici.
En cure : quatre gouttes quatre fois par jour, sur 3 mois en moyenne. De 1 à 6 mois selon l'ancienneté du schéma.
Le plus souvent Willow (Saule) pour le sentiment d'injustice, Walnut (Noyer) pour les transitions et Holly (Houx) quand la jalousie s'en mêle.
Tout porter, et ne plus s'y retrouver
Chicory n'entre dans aucune de nos synergies prêtes à l'emploi : c'est une fleur de terrain très personnel. Mais l'état qu'elle décrit s'accompagne souvent d'autre chose.
Si c'est la charge de tout porter qui domine, ou le sentiment de ne pas compter assez, une synergie travaille sur l'ensemble du terrain. Huit formules, préparées à la main en Moselle par une naturopathe.
Découvrir les synergiesAutre fiche fleur : la Mimule (Mimulus), fleur des peurs nommées. Et pour les 38 fleurs : le guide complet.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un avis médical. Les fleurs de Bach ne traitent aucune pathologie et ne remplacent en aucun cas un traitement prescrit. Une souffrance affective importante justifie l'accompagnement d'un professionnel de santé.

