Remède de grand-mère contre l'hyperactivité : ce qui aide vraiment, et ce qui relève de la légende
Vanessa Plenert
Tisane, bain au tilleul, moins de sucre… On a trié les conseils qu’on se transmet entre parents, avec ce que la science en dit.
19 h 30. Il a couru dans le salon, sauté trois fois du canapé et renversé son verre. Le bain devait le calmer : il a transformé la salle de bains en piscine. Et au téléphone, ta mère te redonne le conseil de toujours : « une tisane de tilleul, et au lit ».
Doux, simples, presque toujours sans risque : les remèdes de grand-mère ont du bon. Mais certains ne font pas grand-chose, et l’un des plus célèbres repose sur une idée fausse. Faisons le tri.
Aucun remède de grand-mère ne traite un TDAH. Plusieurs aident pourtant un enfant agité à redescendre : la tisane du soir, le bain tiède, le massage, et surtout le sommeil, le mouvement et des journées prévisibles.
Et l’idée la plus répandue, celle du sucre qui excite, est aussi la plus fausse.
D’abord : agité ou hyperactif ?
Avant de chercher un remède, il faut savoir ce qu’on veut apaiser.
Un enfant qui bouge beaucoup n’est pas forcément hyperactif au sens médical. Le manque de sommeil est le grand imitateur : un enfant qui dort mal ne devient pas mou, il devient survolté. L’anxiété, les écrans du soir, l’ennui en classe ou une période de changement peuvent aussi donner un enfant qui ne tient plus en place.
Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), lui, se reconnaît à des signes présents depuis longtemps, dans plusieurs lieux à la fois (maison, école, activités), et qui gênent vraiment la vie de l’enfant. Seul un professionnel peut le diagnostiquer. Si tu te poses la question, le médecin traitant est le bon premier interlocuteur.
Les conseils qui suivent peuvent aider dans les deux cas. Ils ne remplacent ni un bilan ni un suivi.
Les remèdes de grand-mère, un par un
Ce que chacun vaut vraiment.
Le meilleur remède de grand-mère s’appelle l’hygiène de vie
Si nos grands-mères avaient un secret, c’était celui-là : des journées régulières, du grand air et des nuits longues. La recherche d’aujourd’hui leur donne largement raison.
Le sommeil, avant tout
Un enfant de 3 à 5 ans a besoin de 10 à 13 heures de sommeil par 24 heures, sieste comprise ; entre 6 et 12 ans, de 9 à 12 heures. Un coucher à heure fixe, sans écran dans l’heure qui précède, fait souvent plus que n’importe quelle tisane.
Bouger, et dehors si possible
L’activité physique régulière améliore modestement l’attention et le contrôle de soi chez les enfants agités. Plusieurs observations suggèrent aussi que le temps passé dans la nature les apaise. Un trajet à pied, un parc après l’école : un corps qui s’est dépensé tient mieux en place.
Des routines qu’on peut voir
Un planning illustré, un minuteur visuel pour les devoirs, les mêmes étapes chaque soir. Un enfant qui sait ce qui l’attend a moins besoin de tester.
C’est aussi la logique des recommandations de la Haute Autorité de santé pour le TDAH, publiées en 2024 : en première intention, des mesures sans médicament, comme l’information de la famille, les programmes d’accompagnement pour les parents et les aménagements scolaires. Le médicament vient ensuite si besoin, sur décision médicale.
Et les fleurs de Bach ?
Ce qu’elles accompagnent se situe à côté : le vécu émotionnel. La frustration qui monte pendant les devoirs, la colère qui échappe, les pensées qui tournent au coucher, la confiance abîmée par les remarques. Mais aussi le fait de ne pas être ancré dans le présent, la patience etc. C’est sur ce terrain que beaucoup de parents choisissent de les utiliser.
Toutes les fleurs, les études et la posologie sont réunies dans notre page fleurs de Bach et TDAH.
Quand en parler au médecin. Si l’agitation dure depuis plusieurs mois, se retrouve à la maison comme à l’école, ou entraîne des difficultés scolaires, des mises à l’écart ou des accidents à répétition, parles-en au médecin de ton enfant. Même chose en cas de sommeil très perturbé, de ronflements importants ou d’une tristesse inhabituelle. Aucun remède naturel ne doit retarder un bilan.
Questions fréquentes
Aucun remède ne traite l’hyperactivité, mais ce qui aide le plus est simple : un sommeil suffisant, de l’activité physique chaque jour et des routines régulières. Une tisane ou un bain tiède le soir complète bien le rituel du coucher.
Le tilleul, la camomille, la mélisse ou la fleur d’oranger, en infusion légère et tiède, le soir. Pour un tout-petit ou en cas d’allergie connue, demande d’abord conseil à ton pharmacien.
Non. Les études contrôlées ne montrent pas d’effet du sucre sur le comportement. Limiter le sucre reste bon pour la santé, mais pas pour cette raison.
Non, aucun remède naturel ne traite le TDAH. Les recommandations françaises placent en premier des mesures sans médicament, puis un traitement si le médecin le juge utile. Les approches naturelles accompagnent le quotidien ; elles ne remplacent jamais ce suivi.
Elles n’agissent pas sur l’hyperactivité elle-même. Elles accompagnent le vécu émotionnel qui l’entoure : frustration, colères, pensées du soir. Âges et dosages chez l’enfant ici.
Quand l’agitation dure depuis plusieurs mois, se retrouve dans plusieurs lieux ou gêne vraiment la vie de l’enfant. Le médecin traitant est le bon premier interlocuteur.
Focus et Calme, née pour ma fille
C’est la première synergie que j’ai créée, pour ma fille. Sept fleurs choisies pour le vécu émotionnel des journées agitées : l’impatience, les colères qui débordent, les pensées du soir, la confiance qui s’effrite.
Dès 8 ans, toujours diluée dans de l’eau : nos élixirs contiennent un peu d’armagnac comme conservateur. Elle ne remplace ni un diagnostic ni un suivi.
Découvrir Focus et CalmePour aller plus loin : notre page fleurs de Bach et TDAH, l’article ce que la science dit vraiment, et celui sur les fleurs de Bach chez l’enfant.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un avis médical. Les fleurs de Bach et les plantes citées ne traitent aucune pathologie et ne remplacent en aucun cas un diagnostic, un suivi ou un traitement prescrit. En cas de doute sur le comportement, l’attention ou le sommeil d’un enfant, consulte son médecin.